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En bonus quelques version alternatives qui méritent le détour (punk, allemande ou italienne) ... évidemment la punk est ma préférée, 

... et elle traduit bien comment ça peut remuer dans mon intérieur, ma mère dit qu'il y a des claques qui se perdent, chez moi, il y a des cocktails molotov qui se perdent pour certains.

Play-list : Il Venait D'Avoir 18 Ans



Dalida

Il venait d'avoir dix-huit ans
Il etait beau comme un enfant
fort comme homme

C'etait l'ete evidemment
et j'ai compte en le voyant
mes nuits d'automne

J'ai mis de l'ordre a mes cheveux
un peu plus de noir sur mes yeux
ca l'a fait rire

Quand il s'est approche de moi
j'aurais donne n'importe quoi
pour le seduire

Il venait d'avoir dix-huit ans
C'etait le plus bel argument 
de sa victoire

Il ne m'a pas parle d'amour
Il pensait que les mots d'amour 
sont derisoires

Il m'a dit : &quot;J'ai envie de toi&quot;
Il avait vu au cinema 
&quot;le ble en herbe&quot;

Au creux d'un lit improvisé
j'ai decouvert emerveillee 
un ciel superbe

Il m'a dit : &quot;J'ai envie de toi&quot;
Il avait vu au cinema 
&quot;la grande vadrouillee ble en herbe&quot;

Au creux d'un lit improvisé
j'ai decouvert emerveillee 
sa paire de couilles

Il venait d'avoir dix-huit ans
ca le rendait presque insolent 
de certitude

Et pendant qu'il se rhabillait
deja vaincue, je retrouvais 
ma solitude

J'aurais voulu le retenir
pourtant je l'ai laisse partir
sans faire un geste

Il m'a dit : &quot;c'etait pas si mal&quot;
avec la candeur infernale 
de sa jeunesse

J'ai mis de l'ordre a mes cheveux
un peu plus de noir sur mes yeux
par habitude

J'avais oublie simplement
que j'avais deux fois dix-huit ans



==================================================

Pascal Sevran, re-mort éternel

Télé. L'animateur et compositeur est mort vendredi d'un cancer du poumon.
RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

QUOTIDIEN : samedi 10 mai 2008

Pascal Sevran est mort deux fois. La première fut éphémère. Enterré le 21 avril dernier par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, l'info est démentie une demi-heure plus tard. Mardi, Elkabbach a écopé d'une mise en demeure du CSA, et pour Sevran, c'est finalement une mise en bière : il est mort vendredi «à 10 heures à Limoges» - c'est sa famille qui l'annonce - d'un cancer du poumon.

Paradoxale victime de la course à l'information, Pascal Sevran fut longtemps le héros hors du temps des après midis rombières de la Deux. Un petit bonhomme blond en costumes pastel clignant des yeux sous la lumière poudrée des projecteurs jaunes, bleus, roses, et éructant des «Tintin !» intempestifs à l'adresse de son réalisateur. Ce fut la Chance aux chansons de 1984 à 2000, sur TF1 d'abord puis France 2, où d'improbables vieilles gloires faisaient des come-back naphtalinés. Pascal Sevran est ringard, Pascal Sevran est moqué - pour les Nuls, ce sera Pascal Navrant -, mais Pascal Sevran fait vibrer les maisons de retraite au son des accordéons.

Télécrochet. En 2000, quand France 2 supprime l'émission, c'est la révolte des mémés : la chaîne reçoit des tombereaux de lettres de protestation et l'audience des après-midi s'écroule. La Deux finit par recycler la Chance aux chansons en un dominical Chanter la vie où Sevran tente de courir après la modernité en organisant des télécrochets où il morigène des jeunes gens bien de leur personne dont pas un ne percera.

Né le 16 octobre de parents communistes - sa mère fait publier les poèmes de son fils dans le journal de la CGT -, Jean-Claude Jouhaud voulait être chanteur ; il commencera par être garçon coiffeur. Puis le voilà Pascal Sevran («Comment ai-je pu faire ça ?, s'horrifiait-il en 2002 dans Libération. Je me retrouve avec un prénom de fille !») Rôdant au Petit conservatoire de la chanteuse Mireille, il devient le secrétaire particulier de son mari, l'écrivain Emmanuel Berl. Son heure de gloire : un texte parmi des centaines, Il venait d'avoir 18 ans pour Dalida. C'est dans la loge de la chanteuse qu'il rencontre François Mitterrand dont il fut l'un des plus proches co-randonneurs de Solutré. Après, ça se gâte : sa dernière toquade politique est Nicolas Sarkozy.

C'est que l'homme s'amuse de se définir comme «un fieffé réactionnaire» et se targue que ses «écrivains préférés étaient tous collabos» (Jouhandeau, Morand, Chardonne). Sevran écrit lui aussi, et beaucoup. Un prix Roger-Nimier en 1979 pour le Passé supplémentaire et surtout son journal, dont les huit tomes se vendent comme des petits pains. C'est en 1998 la mort de son compagnon, Stéphane, qui le pousse à se coucher ainsi sur le papier. Au début inconsolables de la disparition de Stéphane, ses mémoires deviennent peu à peu féroces à l'endroit de ceux qui l'ont déçu, puis acrimonieuses, avant que de devenir carrément rances.

Tollé. Pascal Sevran est méchant, une teigne, et lâche des horreurs à tout va. Fin 2006, de la famine au Niger, il écrit : «Les coupables signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leurs bites.» Et le voilà au cœur d'un tollé, accusé d'incitation à la haine raciale. A l'été 2007, il met fin à son émission Chanter la vie, raisons diplomatiques, de santé aussi.

Vendredi, ils y sont tous allés de leur larmichette de droite : Sarkozy, Fillon… Bertrand Delanoë qui faisait partie avec Sevran de la bande de Dalida a, quant à lui, déclaré : «Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme.»

http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/325580.FR.php

© Libération

==================================================

Pascal Sevran est bien mort, hélas

Publié le vendredi 9 mai 2008 à 18h32 | LE FIL MUSIQUE | Tags : chanson     pascal sevran

Cette fois, l'animateur-chanteur-écrivain a disparu, aucun doute. Ce qui n'arrange pas le chroniqueur, car ce n'est pas simple de tirer le portrait d'un homme qui fut le chantre (plutôt inoffensif) de la chanson ringardo-poussiéreuse, puis se montra subtil, presque touchant, pour finir par déraper vers des positions extrêmement douteuses. Difficile, donc. Mais qui ne tente rien…

La réalité aura donc rattrapé la rumeur. Puisque Pascal Sevran est mort, on n'échappera plus au retour sur carrière, exercice récurrent auquel le journaliste est forcément rodé. N'empêche. Pour lui, on s'en serait bien passé. Le 21 avril dernier, jour où la rumeur de sa mort se mit à galoper dans toutes les rédactions, le démenti qui s'ensuivit en avait soulagé plus d'un. Car comment parler de Sevran avec un peu de justesse ? Et quels souvenirs garder de celui qui aura longtemps incarné la ringardise, avant de faire une entrée inattendue dans les cénacles culturels… puis d'en sortir à grands fracas de déclarations infamantes et racistes ? Tels étaient l'homme et son parcours, en dents de scie acérées, coupantes comme du verre pour qui veut bien s'y arrêter.

Sevran donc. Fils de Français modestes qui se rêvait chanteur et qui, en compensation d'une carrière à jamais avortée, aura signé quelques 500 textes tombés pour la plupart dans les oubliettes du music-hall (s'il n'y avait eu un miracle de juke box, Il venait d'avoir 18 ans, écrit pour Dalida, qui aurait seulement su qu'il avait été parolier ?). Ce même Sevran qui, pendant près de vingt-cinq ans, aura vanté sur le petit écran des chansons souvent très poussiéreuses, interprétées en playback par des artistes d'un autre temps. A l'époque, on se moquait, méchamment mais pas trop, d'un animateur obsédé par la découpe de son profil devant la caméra ; Sevran ne faisait pas de mal, il apportait de la distraction dans les maisons de retraite. De temps en temps, il faisait même l'effort d'inviter sur son plateau un ou deux jeunes chanteurs – qui n'en tiraient en général aucun bénéfice, contaminés qu'ils étaient par le parfum de désuétude flottant sur l'émission.

Puis il y eu l'autre Sevran. Le fidèle Mitterrandien, admis à gravir la roche de Solutré aux côtés de ministres, amateur authentique de littérature devenu lui-même un écrivain plus ou moins reconnu, récipiendaire du prix Roger-Nimier en 1979, et auréolé d'un gros succès de librairie il y a dix ans, avec la publication de son journal intime. L'homme s'y dévoilait, plus subtil, plus modeste et plus blessé qu'on ne l'avait imaginé. Il y gagna sa respectabilité. Ringard, peut-être, mais moins moqué, et même subitement écouté comme le garant d'une certaine culture à la française.

Il aurait pu s'arrêter là, le portrait post-mortem  aurait été plus simple à tirer. Malheureusement, Sevran l'imprévisible dérapa plusieurs fois. Fort de sa nouvelle légitimité de presque intellectuel, il se crut autorisé à multiplier les coups de gueule, au point de devenir, lui le ringard de la lucarne, un invité prisé des talk-shows du samedi soir, arènes télévisées où la parole n'est bonne que lorsqu'elle cogne fort. Figure anar, plutôt de droite, campé dans son bon droit de dénoncer à tour de bras ; revanchard jamais à court d'aigreur ni de mauvais mots. A bouillir si fort, Sevran se mit à déborder. Fin 2006, il osa des propos inouïs sur la sexualité des Noirs. Tout le monde le lâcha. Et Sevran fit silence.

Grandeur et décadence. Ces derniers mois, par l'effet conjugué de son ostracisme médiatique et d'une maladie galopante, il avait déserté l'espace public. Aujourd'hui, ne reste plus de lui qu'une image trop contrastée pour savoir, au final, lequel de ses visages s'imprimera dans les mémoires des télespectateurs qu'il accompagna si longtemps. La grimace ou le sourire.

Hugo Cassavetti et Valérie Lehoux

Vendredi 9 mai :
- 18h50 : déprogrammation de l'émission « On n'a pas tout dit ». Diffusion d'une émission spéciale : « Chanter la vie : hommage à Pascal Sevran »
- 22h35 : déprogrammation du magazine « Esprits libres ». Rediffusion de l'émission « Vivement dimanche » avec Pascal Sevran.

Dimanche 11 mai :
- 16h20 : déprogrammation du magazine « Secrets d'Histoire ». Diffusion d'une émission spéciale : « Hommage à Pascal Sevran ».

Mercredi 14 mai :
- 14h : émission spéciale de 2 heures sur l'ensemble de sa carrière, présentée par Michel Drucker : « Pascal Sevran : la vie continue ».
</description><content:encoded><![CDATA[La plus belle des chansons d'amour, et la plus cruelle sur son côté éphémère<br />
<br />
En bonus quelques version alternatives qui méritent le détour (punk, allemande ou italienne) ... évidemment la punk est ma préférée, <br />
<br />
... et elle traduit bien comment ça peut remuer dans mon intérieur, ma mère dit qu'il y a des claques qui se perdent, chez moi, il y a des cocktails molotov qui se perdent pour certains.<br />
<br />
Play-list : Il Venait D'Avoir 18 Ans<br />
<br />
<div style="width:180px;height:236px;"><object width="180" height="220"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=8281842&lang=FR&colorBackground=0x096BA6&colorButtons=0x06507B&textColor1=0xFAE805&textColor2=0xF5D805&autoplay=0&autoShuffle=0&id=816174"></param><embed src="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=8281842&lang=FR&colorBackground=0x096BA6&colorButtons=0x06507B&textColor1=0xFAE805&textColor2=0xF5D805&autoplay=0&autoShuffle=0&id=816174" type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="220"></embed></object><a href="http://www.deezer.com" style="border:none;margin:0;padding:0;"><img src="http://www.deezer.com/embedded/footer.jpg" alt="free music" title="free music" border="0" style="border:none;margin:0;padding:0;" /></a></div><br />
<br />
Dalida<br />
<br />
Il venait d'avoir dix-huit ans<br />
Il etait beau comme un enfant<br />
fort comme homme<br />
<br />
C'etait l'ete evidemment<br />
et j'ai compte en le voyant<br />
mes nuits d'automne<br />
<br />
J'ai mis de l'ordre a mes cheveux<br />
un peu plus de noir sur mes yeux<br />
ca l'a fait rire<br />
<br />
Quand il s'est approche de moi<br />
j'aurais donne n'importe quoi<br />
pour le seduire<br />
<br />
Il venait d'avoir dix-huit ans<br />
C'etait le plus bel argument <br />
de sa victoire<br />
<br />
Il ne m'a pas parle d'amour<br />
Il pensait que les mots d'amour <br />
sont derisoires<br />
<br />
Il m'a dit : "J'ai envie de toi"<br />
Il avait vu au cinema <br />
"le ble en herbe"<br />
<br />
Au creux d'un lit improvisé<br />
j'ai decouvert emerveillee <br />
un ciel superbe<br />
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Il m'a dit : "J'ai envie de toi"<br />
Il avait vu au cinema <br />
"la grande vadrouillee ble en herbe"<br />
<br />
Au creux d'un lit improvisé<br />
j'ai decouvert emerveillee <br />
sa paire de couilles<br />
<br />
Il venait d'avoir dix-huit ans<br />
ca le rendait presque insolent <br />
de certitude<br />
<br />
Et pendant qu'il se rhabillait<br />
deja vaincue, je retrouvais <br />
ma solitude<br />
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J'aurais voulu le retenir<br />
pourtant je l'ai laisse partir<br />
sans faire un geste<br />
<br />
Il m'a dit : "c'etait pas si mal"<br />
avec la candeur infernale <br />
de sa jeunesse<br />
<br />
J'ai mis de l'ordre a mes cheveux<br />
un peu plus de noir sur mes yeux<br />
par habitude<br />
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J'avais oublie simplement<br />
que j'avais deux fois dix-huit ans<br />
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<object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/i1zcUy0iMMs&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/i1zcUy0iMMs&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object><br />
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Pascal Sevran, re-mort éternel<br />
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Télé. L’animateur et compositeur est mort vendredi d’un cancer du poumon.<br />
RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS<br />
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QUOTIDIEN : samedi 10 mai 2008<br />
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Pascal Sevran est mort deux fois. La première fut éphémère. Enterré le 21 avril dernier par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, l’info est démentie une demi-heure plus tard. Mardi, Elkabbach a écopé d’une mise en demeure du CSA, et pour Sevran, c’est finalement une mise en bière : il est mort vendredi «à 10 heures à Limoges» - c’est sa famille qui l’annonce - d’un cancer du poumon.<br />
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Paradoxale victime de la course à l’information, Pascal Sevran fut longtemps le héros hors du temps des après midis rombières de la Deux. Un petit bonhomme blond en costumes pastel clignant des yeux sous la lumière poudrée des projecteurs jaunes, bleus, roses, et éructant des «Tintin !» intempestifs à l’adresse de son réalisateur. Ce fut la Chance aux chansons de 1984 à 2000, sur TF1 d’abord puis France 2, où d’improbables vieilles gloires faisaient des come-back naphtalinés. Pascal Sevran est ringard, Pascal Sevran est moqué - pour les Nuls, ce sera Pascal Navrant -, mais Pascal Sevran fait vibrer les maisons de retraite au son des accordéons.<br />
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Télécrochet. En 2000, quand France 2 supprime l’émission, c’est la révolte des mémés : la chaîne reçoit des tombereaux de lettres de protestation et l’audience des après-midi s’écroule. La Deux finit par recycler la Chance aux chansons en un dominical Chanter la vie où Sevran tente de courir après la modernité en organisant des télécrochets où il morigène des jeunes gens bien de leur personne dont pas un ne percera.<br />
<br />
Né le 16 octobre de parents communistes - sa mère fait publier les poèmes de son fils dans le journal de la CGT -, Jean-Claude Jouhaud voulait être chanteur ; il commencera par être garçon coiffeur. Puis le voilà Pascal Sevran («Comment ai-je pu faire ça ?, s’horrifiait-il en 2002 dans Libération. Je me retrouve avec un prénom de fille !») Rôdant au Petit conservatoire de la chanteuse Mireille, il devient le secrétaire particulier de son mari, l’écrivain Emmanuel Berl. Son heure de gloire : un texte parmi des centaines, Il venait d’avoir 18 ans pour Dalida. C’est dans la loge de la chanteuse qu’il rencontre François Mitterrand dont il fut l’un des plus proches co-randonneurs de Solutré. Après, ça se gâte : sa dernière toquade politique est Nicolas Sarkozy.<br />
<br />
C’est que l’homme s’amuse de se définir comme «un fieffé réactionnaire» et se targue que ses «écrivains préférés étaient tous collabos» (Jouhandeau, Morand, Chardonne). Sevran écrit lui aussi, et beaucoup. Un prix Roger-Nimier en 1979 pour le Passé supplémentaire et surtout son journal, dont les huit tomes se vendent comme des petits pains. C’est en 1998 la mort de son compagnon, Stéphane, qui le pousse à se coucher ainsi sur le papier. Au début inconsolables de la disparition de Stéphane, ses mémoires deviennent peu à peu féroces à l’endroit de ceux qui l’ont déçu, puis acrimonieuses, avant que de devenir carrément rances.<br />
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Tollé. Pascal Sevran est méchant, une teigne, et lâche des horreurs à tout va. Fin 2006, de la famine au Niger, il écrit : «Les coupables signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leurs bites.» Et le voilà au cœur d’un tollé, accusé d’incitation à la haine raciale. A l’été 2007, il met fin à son émission Chanter la vie, raisons diplomatiques, de santé aussi.<br />
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Vendredi, ils y sont tous allés de leur larmichette de droite : Sarkozy, Fillon… Bertrand Delanoë qui faisait partie avec Sevran de la bande de Dalida a, quant à lui, déclaré : «Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l’intelligence de l’homme.»<br />
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http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/325580.FR.php<br />
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© Libération<br />
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Pascal Sevran est bien mort, hélas<br />
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Publié le vendredi 9 mai 2008 à 18h32 | LE FIL MUSIQUE | Tags : chanson     pascal sevran<br />
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Cette fois, l’animateur-chanteur-écrivain a disparu, aucun doute. Ce qui n’arrange pas le chroniqueur, car ce n’est pas simple de tirer le portrait d’un homme qui fut le chantre (plutôt inoffensif) de la chanson ringardo-poussiéreuse, puis se montra subtil, presque touchant, pour finir par déraper vers des positions extrêmement douteuses. Difficile, donc. Mais qui ne tente rien…<br />
<br />
La réalité aura donc rattrapé la rumeur. Puisque Pascal Sevran est mort, on n’échappera plus au retour sur carrière, exercice récurrent auquel le journaliste est forcément rodé. N’empêche. Pour lui, on s’en serait bien passé. Le 21 avril dernier, jour où la rumeur de sa mort se mit à galoper dans toutes les rédactions, le démenti qui s’ensuivit en avait soulagé plus d’un. Car comment parler de Sevran avec un peu de justesse ? Et quels souvenirs garder de celui qui aura longtemps incarné la ringardise, avant de faire une entrée inattendue dans les cénacles culturels… puis d’en sortir à grands fracas de déclarations infamantes et racistes ? Tels étaient l’homme et son parcours, en dents de scie acérées, coupantes comme du verre pour qui veut bien s’y arrêter.<br />
<br />
Sevran donc. Fils de Français modestes qui se rêvait chanteur et qui, en compensation d’une carrière à jamais avortée, aura signé quelques 500 textes tombés pour la plupart dans les oubliettes du music-hall (s’il n’y avait eu un miracle de juke box, Il venait d’avoir 18 ans, écrit pour Dalida, qui aurait seulement su qu’il avait été parolier ?). Ce même Sevran qui, pendant près de vingt-cinq ans, aura vanté sur le petit écran des chansons souvent très poussiéreuses, interprétées en playback par des artistes d’un autre temps. A l’époque, on se moquait, méchamment mais pas trop, d’un animateur obsédé par la découpe de son profil devant la caméra ; Sevran ne faisait pas de mal, il apportait de la distraction dans les maisons de retraite. De temps en temps, il faisait même l’effort d’inviter sur son plateau un ou deux jeunes chanteurs – qui n’en tiraient en général aucun bénéfice, contaminés qu’ils étaient par le parfum de désuétude flottant sur l’émission.<br />
<br />
Puis il y eu l’autre Sevran. Le fidèle Mitterrandien, admis à gravir la roche de Solutré aux côtés de ministres, amateur authentique de littérature devenu lui-même un écrivain plus ou moins reconnu, récipiendaire du prix Roger-Nimier en 1979, et auréolé d’un gros succès de librairie il y a dix ans, avec la publication de son journal intime. L’homme s’y dévoilait, plus subtil, plus modeste et plus blessé qu’on ne l’avait imaginé. Il y gagna sa respectabilité. Ringard, peut-être, mais moins moqué, et même subitement écouté comme le garant d’une certaine culture à la française.<br />
<br />
Il aurait pu s’arrêter là, le portrait post-mortem  aurait été plus simple à tirer. Malheureusement, Sevran l’imprévisible dérapa plusieurs fois. Fort de sa nouvelle légitimité de presque intellectuel, il se crut autorisé à multiplier les coups de gueule, au point de devenir, lui le ringard de la lucarne, un invité prisé des talk-shows du samedi soir, arènes télévisées où la parole n’est bonne que lorsqu’elle cogne fort. Figure anar, plutôt de droite, campé dans son bon droit de dénoncer à tour de bras ; revanchard jamais à court d’aigreur ni de mauvais mots. A bouillir si fort, Sevran se mit à déborder. Fin 2006, il osa des propos inouïs sur la sexualité des Noirs. Tout le monde le lâcha. Et Sevran fit silence.<br />
<br />
Grandeur et décadence. Ces derniers mois, par l’effet conjugué de son ostracisme médiatique et d’une maladie galopante, il avait déserté l’espace public. Aujourd’hui, ne reste plus de lui qu’une image trop contrastée pour savoir, au final, lequel de ses visages s’imprimera dans les mémoires des télespectateurs qu’il accompagna si longtemps. La grimace ou le sourire.<br />
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Hugo Cassavetti et Valérie Lehoux<br />
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Vendredi 9 mai :<br />
- 18h50 : déprogrammation de l’émission « On n’a pas tout dit ». Diffusion d’une émission spéciale : « Chanter la vie : hommage à Pascal Sevran »<br />
- 22h35 : déprogrammation du magazine « Esprits libres ». Rediffusion de l’émission « Vivement dimanche » avec Pascal Sevran.<br />
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Dimanche 11 mai :<br />
- 16h20 : déprogrammation du magazine « Secrets d’Histoire ». Diffusion d’une émission spéciale : « Hommage à Pascal Sevran ».<br />
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Mercredi 14 mai :<br />
- 14h : émission spéciale de 2 heures sur l’ensemble de sa carrière, présentée par Michel Drucker : « Pascal Sevran : la vie continue ».<br />
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